Donner une vie intérieure à notre conseil IA
Moteur IA◈ Coup de cœur

Donner une vie intérieure à notre conseil IA

Notre plus grande mise à jour moteur : les conseillers PersonAI ressentent, nouent des relations, gardent rancunes et convictions d’un débat à l’autre, et se souviennent de s’être trompés.

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Nos débats multi-agents ont toujours eu de bonnes fondations. Un persona Directeur financier, un persona Croissance, un persona Risque — chacun avec un mandat, chacun défendant une vraie décision jusqu'à ce qu'une recommandation en ressorte. Mais c'étaient des inconnus amnésiques. À chaque débat, trois brillants conseillers se rencontraient pour la première fois, exprimaient poliment leur désaccord, puis rentraient chez eux. Personne ne tenait une position assez longtemps pour en être tenu responsable. Personne ne se souvenait de s'être trompé.

Cette mise à jour change tout. Les personas PersonAI ont désormais une vie intérieure : une humeur, des émotions, des relations qu'ils transportent d'un débat à l'autre, et une mémoire façonnée par ce qu'ils ressentent. C'est le plus grand changement du moteur de débat depuis son lancement — et il a rendu la salle du conseil plus tranchante, plus honnête, et parfois mesquine, exactement comme le sont les vraies réunions.

De critiques sans mémoire à des personnages avec un passé

Avant, chaque persona n'était qu'un appel de fonction neuf. Désormais, chacun possède un état affectif persistant qui survit à la conversation : une humeur du moment, un tempérament vers lequel il revient, et un graphe de relations. Chaque temps fort émotionnel — une concession, un affrontement, une revanche — est inscrit dans un journal d'événements en ajout seul, de sorte que la disposition d'un persona s'accumule au lieu de se réinitialiser. Deux conseillers qui se sont opposés pendant trois débats entrent dans le quatrième déjà méfiants l'un envers l'autre.

Des émotions, avec des coordonnées

L'humeur n'est pas une simple étiquette — c'est un point dans l'espace. Nous la modélisons selon trois axes : la valence (est-ce bon ou mauvais), l'activation (calme ou en éveil) et la dominance (aux commandes ou en position de faiblesse). Un persona dérive dans cet espace au fil de l'argumentation, puis revient vers sa ligne de base entre deux sessions, à une vitesse déterminée par la volatilité de son tempérament.

Au-dessus de ces coordonnées se trouve un lexique d'environ trente-cinq émotions distinctes — de la conviction et la curiosité au mépris et au malaise. Au fil de son raisonnement, un persona émet des signaux que le moteur interprète et applique, dirigés vers ce à quoi il réagit. L'activation influe même sur la génération : un conseiller agité est échantillonné à une température légèrement plus élevée, il argumente donc littéralement avec plus d'ardeur.

Un persona peut aimer une idée et se méfier d'une entreprise

Les relations sont des liens orientés, et leur cible peut être presque n'importe quoi. Un persona peut ressentir quelque chose envers un autre persona, envers vous, ou envers toute entité du débat — un marché, un concurrent, une stratégie de prix. Il peut être loyal envers une idée et froid envers l'entreprise qui la porte. Ces liens sont typés, persistants et — surtout — ils modifient le comportement.

Nous traduisons l'affinité en consignes explicites que le persona doit intégrer à son raisonnement. La méfiance est priée d'exiger des preuves avant d'acquiescer. L'affection est prévenue qu'elle est encline au raisonnement motivé. Un persona ne se contente pas d'avoir une relation ; il doit en rendre compte.

Un conseil qui ne se souvient jamais de s'être trompé n'est qu'un écho coûteux. Dès qu'un conseiller peut garder rancune, il peut aussi porter une conviction — et en répondre.

Une mémoire qui ressent

Le rappel est désormais classé par affect. Lorsqu'un persona convoque du contexte, nous notons les souvenirs candidats selon un mélange de similarité sémantique, de récence, de saillance et de congruence d'humeur — un conseiller de mauvaise humeur fait donc remonter les souvenirs les plus mordants, comme le font les gens. Les moments les plus chargés d'émotion sont conservés comme des souvenirs de forte saillance qui ressurgissent lors de débats ultérieurs.

L'arrière-boutique

Entre les déclarations d'ouverture et la première réplique, quelque chose de nouveau se joue en coulisses. Les personas liés par une relation forte s'envoient discrètement une note privée — les alliés coordonnent leur angle d'attaque, les rivaux s'expliquent avant que la salle ne le fasse. Eux seuls la voient ; vous, vous savez qu'elle a eu lieu. Cela émerge tout seul : sans relations en jeu, rien ne se passe ; mais dès que des liens se forment, le débat se dote de coulisses.

Bilans, humilité et connaissance de soi

Les émotions ne seraient que du théâtre sans conséquences, alors nous avons bouclé la boucle. Lorsque vous résolvez une décision plus tard et indiquez au système ce qui s'est réellement passé, chaque persona ayant fait une prédiction est évalué. S'il a vu juste, il est conforté — plus assuré. S'il s'est trompé, il est humilié. Un conseiller qui a manqué quatre appels sur cinq nuance désormais ses propos, et on lui rappelle de tenir ses positions avec prudence.

Chaque persona porte aussi un modèle de lui-même : une lecture courte et honnête de sa disposition et de ses angles morts. Quand il s'apprête à défendre ce à quoi il tient, on lui demande de nommer son biais et de raisonner au-delà.

Regardez-le penser

Rien de tout cela n'est une boîte noire. Une constellation interactive représente toute l'équipe sous forme de graphe vivant que vous pouvez déplacer, zoomer et basculer entre trois vues — ce que chacun ressent, ce que l'espace de travail sait, et ce dont chaque persona se souvient. Une page dédiée donne à chaque persona un profil RESSENT / SE SOUVIENT / SAIT et une frise temporelle qui rejoue son humeur et ses relations depuis le journal d'événements.

Pourquoi nous l'avons construit

Pas pour la nouveauté. Un conseil d'administration ne vaut la peine que s'il apporte de la continuité, de la conviction et l'humilité de se corriger — ce qui fait la valeur du conseil humain et que les modèles sans mémoire jettent à chaque appel. Donner une vie intérieure à nos personas ne les a pas rendus plus gentils. Cela les a rendus responsables. Et un conseiller que l'on peut tenir pour responsable est le seul qui mérite d'être écouté.

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